Bonhams : les résultats de Goodwood SpeedWeek 2020

La vente Bonhams organisée dans le cadre de la Goodwood SpeedWeek s’est achevée sur un montant global de transactions s’élevant à 5 621 908 £ (6 191 830 €) pour les seules enchères consacrées aux automobiles (hors automobilia).

Une centaine d’automobiles de prestige et de collection étaient proposées aux plus offrants lors de ce rendez-vous inédit pour la maison Bonhams, cette première édition de cette Goodwood SpeedWeek ayant vocation à ne connaître de suite.

Un plateau de modèles hétéroclites était présenté aux acheteurs et c’est une Ferrari 330 GTS de 1967 (châssis 10113) animée par un V12 4.0 de plus de 300 ch, qui a enregistré la meilleure vente du jour en se voyant adjugée 1 269 400 £ (1 396 249 €).

D’autres sportives issues des ateliers de Maranello étaient bien évidemment présentes, et si un châssis F40 de 1991 affichant seulement 17 500 km parcourus, n’a pas rencontré son nouveau propriétaire, une 365 GTC de 1969 (l’un des 22 exemplaires assemblés avec une conduite à droite) proposée via la vente de la collection Chester, s’est quant à elle mise en évidence en trouvant acquéreur pour 531 300 £ (584 392 €).

Également issue de la collection Chester, une Mercedes-Benz 300 SL Gullwing Coupé Évocation a de son côté été adjugée 207 000 £ (227 685 €), soit exactement le même montant que celui enregistré par une Lagonda V12 Tourer style Le Mans de 1938.

Les modèles britanniques ont à l’image de cette Lagonda, réalisé de bons résultats lors de ce rendez-vous de Goodwood, et on notera en particulier la vente d’une Aston Martin DB4 Series I de 1959 pour 276 000 € (305 580 €), ou encore celle d’une Lagonda V12 Drophead Coupé de 1939 pour 230 000 € (252 983 €), soit le même prix que celui proposé pour une BMW 503 de 1957.

Au final, 45 automobiles ont trouvé acquéreur sur les 100 modèles proposés à la vente.

Photo : Ferrari 365 GTC 1969 – Crédit : Bonhams

Source : https://www.motorlegend.com/actualite-automobile/bonhams-les-resultats-de-goodwood/21882.html

Artcurial vend des histoires comme on les aime

ENCHÈRES – Lors de sa vente automnale du 1er novembre, la maison française crée la surprise avec de nouvelles sorties de grange.

Le roadster AC Bristol de 1960.
Le roadster AC Bristol de 1960. Rémi Dargegen

Les sorties de grange, ces voitures oubliées depuis des lustres dans des granges ou sous des appentis, le monde de la collection en raffole. Elles sont souvent le reflet d’une histoire singulière. Et de se souvenir de la collection Baillon dispersée en février 2015 par la maison d’enchères parisienne Artcurial à l’occasion du salon Rétromobile. Ou encore d’une Ferrari 250 GT Cabriolet exhumée d’un box marseillais en 2013 toujours par Artcurial. La source des sorties de grange ne semble jamais devoir se tarir. C’est ainsi que lors de sa traditionnelle vente automnale, le 1er novembre prochain, le département Motorcars de la maison du rond-point des Champs-Elysées sortira une nouvelle fois de l’ombre une voiture dont l’histoire n’a pas fini de faire fantasmer. Le véhicule en question n’est rien moins qu’une AC Bristol. Le roadster anglais de sport du début des années 1960.

L’histoire de l’exemplaire de la vente mérite d’être contée. Dans son jus, l’anglaise n’a connu que deux propriétaires, deux meilleurs amis, un certain Guerineau et Marcel Perier. Cela va sans doute en faire sourire plus d’un mais le parcours de l’acquisition de l’AC Bristol auprès d’André Chardonnet, importateur de la marque à l’époque, part d’un jeu-concours organisé par le journal Ouest-France. Représentant de commerce, Marcel Perier trouve les réponses et les donne à son ami professeur de sciences physiques et chimie à Rennes qui rafle les dix premiers prix en utilisant des prête-noms. Il s’empresse de revendre l’ensemble des lots pour s’offrir l’objet de ses rêves: un roadster AC Bristol ACE équipé de freins à disques à l’avant et d’un volant sport. En 1971, pour remercier son ami Marcel, le professeur de sciences lui cède le bolide rouge à un prix symbolique. Marcel Perier l’a toujours conservé, ne l’utilisant que très peu. Le roadster n’a parcouru que 18 000 km depuis sa sortie de l’usine. Il n’a jamais été restauré, juste entretenu et possède encore sa peinture d’origine. La femme de Marcel Perier n’appréciant guère les voyages en cabriolet, la Bristol a passé la plus grande partie de son existence dans une remise, à côté d’un pigeonnier, derrière le potager de sa maison familiale de Laval. Un dossier complet intégrant le bon de commande, la facture d’achat, de nombreux courriers et les opérations d’entretien accompagne le véhicule. Ce roadster est estimé entre 300 000 et 500 000 euros.

La collection d’Hubert André.
La collection d’Hubert André. Artcurial

Le catalogue de la vente «Automobiles sur les Champs» comprend également une belle sélection de voitures de luxe et de sport de toutes les époques. C’est ainsi qu’Artcurial a été choisi pour disperser la collection d’Hubert André, un parisien amateur de curiosités, comptant notamment une De Tomaso Pantera GTS de 1973, un Range Rover V8 de première génération entièrement restauré mais également un tricycle Bond Bug de 1973 à moteur Yamaha de 1000cc.

Bonhams : les résultats de Philadelphie

Cinquante-neuf véhicules de prestige et de collection et autant de lots enregistrés dans la catégorie Automobilia, étaient proposés aux plus offrant lors de la vente Bonhams organisée ce 11 octobre dans le cadre du Simeone Foundation Automotive Museum de Philadelphie, aux États-Unis.

Un plateau de véhicules hétéroclite composé en majeure partie de modèles américains, était réuni pour ce meeting de Philadelphie qui s’est achevé sur un résultat global (automobilia compris) de 3 302 664 $ (2 791 430 €), avec 66 % des lots vendus pour la seule section automobile.

Trente-neuf véhicules ont en effet trouvé acquéreur lors de cette vente Bonhams, à commencer par un superbe exemplaire de la Bentley 8.0 litres Tourer de 1931, un modèle carrossé par Swallow Coachbuilding Co. pour lequel un collectionneur a dépensé 885 000 $ (750 317 €), soit la meilleure vente du jour.

Deux autres véhicules produits durant l’entre deux guerres se sont également illustrés à Philadelphie, à savoir une vénérable Mercedes-Benz 290 Cabriolet A de 1935 carrossée par Sindelfingen, qui réserve un conséquent travail de restauration à son nouveau propriétaire (véhicule vendu 362 500 $ – 307 333 €), et une Lagonda M45 T8 Tourer de 1934 appartenant à la même famille depuis 1967, pour laquelle le nouveau acquéreur a dépensé 179 200 $ (151 928 €).

Dans la catégorie des belles américaines enfin, on notera la vente d’une Oldsmobile 442 W30 Coupé de 1971 pour 78 400 $ (66 468 €), d’une Oldsmobile 442 W25 Cabriolet de 1970 pour 71 680 $ (60 771 €), mais aussi et surtout celle d’une Ford Mustang Boss 429 ayant couvert moins de 3 500 miles (5 632 km) depuis sa sortie d’usine en 1969. Cette dernière a été adjugée 346 000 $ (293 344 €).

Photo : Bentley 8.0 litres Tourer 1931 – Crédit : Bonhams

Samuel Morand le 13/10/2020